L'Homme qui pleurait les morts

Shizuto parcourt le Japon à pied pour " pleurer les morts " oubliés, ceux que l'on efface des mémoires, après le drame. Sur des cahiers d'écolier il note avec soin ce qui a fait la beauté d'une vie – fut-elle la plus courte ou la plus triste. Sa route croise celle de Makino, journaliste cynique et déchu à l'affût d'histoires sordides, puis celle de Yukiyo, qui a assassiné son mari et erre en compagnie d'un étrange fantôme... Quant à sa mère, Junko, elle le suit par la pensée, tout en préparant sa fin prochaine et la naissance de son premier petit-enfant. Les faits divers se multiplient, les enquêtes criminelles se croisent et se répondent et la face sombre de la société japonaise émerge peu à peu, entre suspense et fantastique. Shizuto, gardien du souvenir et ange tutélaire, maître d'un rituel hors de tout jugement et de toute logique humaine, donne leur sens à ces destins tragiques. Un air de manga, dérangeant et énigmatique, baigne ce roman multiple. Tendô explore avec grâce et poésie les liens étroits qui unissent les vivants aux âmes des trépassés et à leur propre mort.Arata TEND¿, né en 1960, a écrit de nombreux scénarios avant de se tourner vers le roman, privilégiant suspense et mystère. Il a publié cinq romans et obtenu plusieurs prix littéraires importants au Japon, dont le prix Naoki pour ce livre. Il est désormais traduit en plusieurs langues.la traductrice / pour rabat de jaquetteCorinne Atlan, diplômée de l'INALCO en japonais, a vécu cinq ans au Japon et enseigné pendant dix ans le français au Népal. Elle y étudie le népali, le tibétain et le sanskrit, avant de se consacrer principalement à la traduction littéraire. Lauréate en 2003 du prix de la Fondation Konishi pour ses traductions de Haruki Murakami, elle a traduit à ce jour une cinquantaine d'œuvres japonaises (roman, théâtre, poésie) et est également l'auteur de deux romans.