Capitaine solidaire

« C’est un radeau gonflable qui stagne plus qu’il n’avance, à quelques milles de notre position. Nous n’avons pas besoin de nous consulter, ni de parler. On se regarde, cela suffit. »En 2014, tragédie sans précédent, trois mille quatre cent dix-neuf migrants ont péri dans les eaux méditerranéennes, au seuil d’une Europe qu’ils voulaient rejoindre à tout prix. En août de la même année, lors d’une mission d’assistance à une plate-forme pétrolière au large de Lampedusa, le capitaine Philippe Martinez, devant la détresse de centaines de réfugiés entassés sur des embarcations de fortune, s’improvise sauveteur en mer. Mille huit cent quarante et une personnes, hommes, femmes et enfants, doivent la vie à ce capitaine au grand coeur et à son équipage du Leonard Tide. Marin rebelle et humaniste, Philippe Martinez nous livre à travers son histoire contrastée un témoignage violent et honnête sur le drame des migrations massives, dont on ne sort pas indemne.