L’enfer, c’est l’autre

Par 4 janvier 2017 à 15:12

Dans ce texte qui s’apparente à une oraison funèbre, Catherine Cusset nous dresse un portrait sans filtre de cet « autre qu’on adorait », Thomas, ami et ancien amant de l’auteur, qui s’est suicidé.

Quels sont les faux pas et les maladresses qui ont fait glisser le garçon promis à un bel avenir vers cet homme qui décide d’en finir à l’aube de ses 40 ans ? Nous suivons sa trajectoire, ses succès transformés en échecs, ses histoires d’amour avortées, ses déconvenues professionnelles, ses excès de confiance et ses accès de doutes. Thomas est « trop » : trop beau, trop sûr de son talent, trop naïf, trop passionné, trop maladroit, traversant des phases d’euphorie exaltée, suivies de longues périodes d’errance et de désespoir. Peu à peu, tout comme son entourage impuissant, nous le voyons glisser vers une zone d’ombre dont il ne sortira pas.

Proposé par Elodie Varrin, Bibliothèque communale de Lutry