Intense, envoûtant et apocalyptique

Par 19 septembre 2017 à 09:44

Un livre qu’on ne lâche plus dès le premier chapitre. À Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander meurt sur scène en jouant Le roi Lear, tandis qu’une pandémie de grippe mortelle et foudroyante déferle sur le monde… Plus rien ne sera comme avant. Vingt ans après le cataclysme, nous suivons une troupe de théâtre et de musiciens itinérants baptisée « La Symphonie », qui joue essentiellement du Shakespeare, un répertoire qui en est venu à représenter l'espoir et l'humanité au milieu de la désolation. Elle traverse des villes et villages abandonnés, où subsistent quelques communautés de survivants. La plupart de ces groupes sont accueillants, mais certains sont tombés sous l’emprise de « prophètes » inquiétants. Entre le passé et le présent, Station Eleven entrelace sur des décennies la destinée de personnages inoubliables. Il y a quelque chose de "La Route" de Cormac Mac Carthy, mais Emily St. John Mandel, talentueuse auteure canadienne, a sa propre voix originale et émouvante (et moins noire que Cormac Mac Carthy !). A travers la fiction, elle nous livre une réflexion passionnante sur la condition humaine et le sens de l’existence.

Proposé par Valérie Grosjean Cerf, Bibliobus de l'Université populaire jurassienne de Delémont