Sans pathos, un texte brut et poignant

Par 28 mars 2018 à 14:11

Un fait divers a marqué l’auteur : la mort d’une enfant battue et le désarroi de toutes les personnes qui avaient compris sa souffrance sans pour autant réussir à y mettre fin. Au début du roman, Diana a 8 ans et a disparu. Cet avis de recherche est le déclencheur de récits. L’institutrice raconte le visage gonflé, le doigt cassé, les bleus, les bosses. Puis c’est la grand-mère qui dit avoir appelé le numéro d’urgence pour signaler sa propre fille. Le frère répète que sa sœur était maladroite, que c’est ainsi qu’on lui a dit de répondre. Suivent encore les témoignages d’un gendarme, du médecin scolaire, de la directrice, de la deuxième et de la troisième directrice car à chaque signalement la famille déménageait. Et Diana ? Elle répétait qu’elle allait bien. Mais a-t-elle vraiment su ce que voulait dire « aller bien » ?

Proposé par Roane Leschot, Bibliothèques municipales de la Ville de Genève